Lutter contre l’angoisse !

Lutter contre l’angoisse !

Depuis quelques mois je publie des articles sur l’amour de soi, le bonheur, comment apprendre à s’aimer….

Mais il y a  3 années de cela, j’ai subi 3 mois d’angoisse quasi-quotidienne.

Cela devenait exténuant, et plus je luttais et plus intenses  étaient les crises, et  plus elles étaient longues.

Je souffrais physiquement et surtout moralement.

Chaque matin je m’éveillais dans la crainte de nouvelles crises. Au début, elles ne duraient qu’une dizaine de minutes, et  j’ai eu parfois  une journée de répit. Et puis cela reprenait brutalement, sans que je m’y attende.  Souvent la crise après cette journée était plus forte. Comme si mon subconscient me disait :

tu en as bien profité,  eh bien maintenant déguste.

Ce qui m’effrayait le plus, ce fut le flot continu de pensées qui envahissaient mon esprit, que je ne pouvais contrôler. Des centaines, des milliers de pensées venaient envahir ma tête en quelques secondes.

 Atterré, fatigué je me réfugiais près d’un mur où accroupi dans la salle de bains. L’angoisse créait la terreur.

Comme je suis chrétien, je priais pour que cela s’arrête, mais rien n’y faisait,   au début en tout cas.

Savoir pourquoi ?

Avant tout chose, j’ai dit un jour « non stop ! Cela suffit ! »  Ce qui me perturbait énormément ce fut de ne pas savoir pourquoi. Ne pas comprendre, ce qui vous arrive est pour moi, comme pour vous un vecteur d’augmentation de l’angoisse. Mais pour moi, la réponse devint évidente. La solitude me pesait énormément. C’était la première fois de ma vie que je ressentais ce sentiment. Je n’avais jamais vécu seul auparavant. Et qui de plus  fut la conséquence d’une séparation douloureuse.

J’ai eu cette chance de trouver la raison à tout cela. Et je vous invite dès à présent à vous interroger. Mais il n’est pas toujours simple d’identifier la raison, ou les raisons. Elles peuvent être multiples, et s’imbriquer les unes aux autres. Un cocktail détonant : l’anxiété, et le stress, vous y rajoutez un choc émotionnel et attendez-vous à quelque chose de fort.

Ce que je vous écris vous fait rire, eh bien tant mieux, la thérapie par le rire, voilà un excellent conseil !

Je souffrais donc de la solitude.

C’était la vision que j’en avais. Mais ma vision était déformée par l’angoisse, et l’angoisse m’enfermait dans la solitude, créant ainsi un cercle vicieux, mêlant peur, frustration, et anxiété. D’ailleurs malgré l’aide de deux de mes proches, que je voyais régulièrement, je me trouvais toujours seul.

Mais maintenant que j’avais identifié la raison, il fallait que je combatte mes crises.

Le soir, la fatigue aidant je me réfugiais dans la prière, et j’eus une première réponse, je n’étais pas seul, puisque je priais Dieu.

De plus j’avais mes enfants, même s’ils n’étaient pas avec moi, ils étaient là, dans la prière, et je pouvais communiquer avec chacun d’eux.

L’angoisse m’avait obscurci l’esprit, m’empêchant de voir la réalité.

 

 

lumière dans l'obscurité

J’avais donc déjà créé une petite lumière qui  commença à me rassurer.

Donc, mon premier conseil est d’identifier la source.

 Ne faites pas comme moi, surtout si vous avez des crises qui se succèdent, et se succèdent sans arrêt.  Les psychiatres définissent la gravité, dans la répétition de celles-ci.

Ne pas rester enfermé dans une bulle.

Allez voir un spécialiste s’il le faut. En tout cas il faut extérioriser votre angoisse, et ne pas lutter contre. Parlez-en à vos amis, votre famille, en choisissant les personnes qui vous apportent confiance et sécurité.

Se sentir en sécurité est un facteur déterminant.

Mais cela n’était pas suffisant.

Il fallait que je diminue les symptômes : l’anxiété, et l’extrême nervosité. Pour cela je me mis à la méditation, à la relaxation. J’avais inscrit sur mon réfrigérateur mes désirs :

·         Equilibre

·         Sérénité

·         Calme…

(Avec d’autres souhaits d’ailleurs, mais j’en parlerai plus tard.)

Que je répétais inlassablement pendant mes séances de méditation.

La méditation est un outil puissant, et je me permets d’insister dessus, en vous conseillant fortement de l’utiliser régulièrement.

voir les bienfaits de la méditation

Et je voyais régulièrement ses mots-désirs. J’ai appris  après que Louise Hay,   préconise ce moyen pour influencer le subconscient.

Je cassai cette bulle, où je m’étais enfermé, je me forçais à sortir à l’extérieur pour me promener, je communiquai avec mes enfants. Je me suis rendu compte que j’avais créé inconsciemment un manque qu’il fallait combler. En plus de mes écrits, et mes communications téléphoniques, j’envoyais un SMS très positif à mes trois enfants, une fois par semaine.

Cette routine installée me donnait beaucoup de plaisir, et c’était pour moi un moment de partage, un lien avec le cercle familial.

Et en retour les liens avec mes enfants se sont resserrés.

 

Donc un conseil en passant :

créez des liens avec votre famille, vos amis, vos relations.

Ses liens solides vous permettront d’être mieux armés pour se défaire de l’entrave créée par l’angoisse.

 

Et  mes crises disparurent.

J’avais retrouvé mon calme en méditant journellement, 2 fois par jour, matin, et soir. Et j’avais déterminé la cause. J’ai donc accepté ma solitude.

De plus, j’y ai trouvé un sens, des bienfaits, comme avoir du temps pour moi, pour m’apprécier et découvrir des passions, comme celles d’écrire.

 Ma solitude négative s’est transformée en solitude positive. J’apprécie celle-ci,  j’en ai besoin pour me retrouver.

 

L’angoisse a été donc le signe qui m’a alerté d’un état d’enfermement dans lequel, je me trouvais. Il  a fallu que je passe par cette extrémité pour me rendre compte de mon état.

 

Et c’est souvent le cas, comme la maladie d’ailleurs, l’angoisse est un signe d’alerte.

 

S’il faut écouter son corps pour améliorer sa santé, il faut aussi écouter son esprit.

 

Chaque personne est différente, et les crises d’angoisse ont des sources différentes, et la souffrance et l’aptitude à la combattre sont différentes. Cet article n’a pas la prétention de guérir toutes vos angoisses. Mais à vous montrer que l’angoisse est un signal, pour un mal plus profond qui est sous-jacent.  C’est un signal fort et dont les manifestations peuvent être diminuées par des outils puissants, sans avoir recours à des médicaments.

Il faut donc apprendre :

qu’il ne sert à rien de lutter contre l’angoisse, mais qu’il faut l’accepter comme tel. Et ensuite il faut découvrir avec l’aide de quelqu’un la raison, et ainsi réagir en conséquence.

Mon premier sentiment, quand mes crises disparurent, fut un sentiment de grande liberté.

L’angoisse est une entrave dont il faut se libérer.

 

Pour terminer, à tous ceux qui souffrent : J’espère qu’à la lecture de cet article, une petite lumière s’est allumée au fond de vous. Elle qu’elle vous permettra d’avancer sur le chemin de la liberté.

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